lundi 21 janvier 2008

Peut-on parler orientation dès la 6e ?

A 5 ans, Léo voulait être inventeur : une visite de l’exposition « les machines volantes » l’avait fasciné. Deux ans d’ateliers scientifiques plus tard, il n’était plus très sur... A 7 ans, vacances en Autriche : un peu frustré de ne pouvoir communiquer, il découvrait l’utilité de l’apprentissage des langues...
Depuis longtemps déjà Léo s’intéresse à son avenir. Aujourd’hui il est en 6e. Et il serait trop tôt, pour parler d’orientation ? Il faudrait attendre la 3e pour faire découvrir aux élèves les métiers et les filières qui y mènent ? Il ne s’agit évidemment pas de les enfermer dans une voie, ni de considérer qu’à cet âge, les aspirations sont fermes et définitives. En revanche, leur expliquer, ainsi qu’à leurs parents, les étapes à venir, leur parler des outils qui seront à leur disposition, les emmener visiter le BDI de leur établissement, voilà différentes façons de les accompagner utilement, sur les chemins de l’orientation.
Pas d’angoisses Léo, tu as quatre ans devant toi – et encore, il ne s’agira alors que de la première étape – pour mettre en adéquation tes talents, tes rêves, la réalité des filières et des métiers, en comptant sur l’aide de tes parents – aide d’autant plus efficace qu’ils auront été eux-mêmes bien informés – et de toute la communauté éducative.
Dominique Dhooge, membre du bureau national

2 commentaires:

marc a dit…

L'histoire de Léo n'est pas un cas isolé, vous avez raison de dire pourquoi attendre la 3ème pour réfléchir à un métier. Il est évident qu'il s'agit uniquement d'en parler, de faire rêver, de dégager des pistes, de faire découvrir concrètement ce qu'est un sculpteur, un peintre, un boucher, un vétérinaire, un mécanicien etc... Il est aussi possible d'accéder à différents outils papier et informatique dans les différents CDI ou BDI d'établissements. Ces jeunes y vont et sont formés à l'utilisation des nouvelles technologies (on a même parfois rien à leur apprendre!). Un outil intéressant, facile d'accès, très lisible qui commence à être dans tous les établissements le Kiosque Onisep, les jeunes de manière autonome utilisent cet outil. Leur recherche par mots clés est cadrée. Elle les amène à découvrir des métiers concrètement par la vidéo (+ de 500), associée à des fiches métiers, ou des sites (cadrés!). C'est un moyen de défricher la "jungle" des métiers et ensuite des formations pour accéder à ces métiers. Une approche tout simplement, possible lors d'une permanence ou lorsqu'un prof est absent.
Il ne s'agit pas de mettre la pression trop tôt mais en parler n'est certainement pas gênant, cela peut susciter, donner envie de découvrir encore plus.

VdR a dit…

Une réflexion sur le projet éducatif ddu collège a permis de mettre en place sur les heures de vie de classe avec le PP et le BDI des séquences par niveau. En 6e, l'enfant s'approprie son environnement. Nous leur proposons d'observer les métiers que l'on trouve soit dans la ville, la rue principale, la grande surface, les métiers qui sont représentés ou qui s'affichent (plaques professionnelles). Cette séquence se déroule en 3 temps, en classe mais aussi à l'extérieur individuellement. Temps d'observation, temps de mise en commun. C'est une première approche du monde professionnel.
Puis en 5e, 4e et 3e d'autres propositions sont faites .