mercredi 23 avril 2008

Etudes longues ou courtes après le bac ?

Sandrine Pouverreau, chef de service Education à Phosphore

mardi 22 avril 2008

mardi 1 avril 2008

Enfant en échec : rien n'est jamais perdu

A 4 ans, quand notre fils faisait un dessin que sa maîtresse, qui était d'un pessimisme rare, considérait bâclé, elle lui disait : "C'est nul, t'arriveras jamais ni à lire ni à à écrire, l'école, ça t'intéresse même pas". Et elle ajoutait à notre intention : "C'est un pertubateur, il veut toujours bouger... il ne sait pas rester assis pendant plus d'une demi-heure !" Sa scolarité fut mouvementée, contournement d'obstacles, itinéraires bis, avis de tempêtes répétés... mais nous avons tenu bon, tous ensemble, en famille.
Cette année, il vient de sortir d'une grande école avec deux masters en poche et le voici parmi les premiers embauchés de sa promo. Il s'éclate dans son travail, où il a été choisi justement en raison de son caractère dynamique, entreprenant, heureux de vivre, enthousiaste, indépendant, prêt à bosser sans s'épargner...
Chers parents, tenez-bon, envers et contre tout. Ne laissez pas vos enfants chavirer, plongez pour les repêcher, autant de fois qu'il le faut. Et surtout, soyez patients... Aimez-les tels qu'ils sont. Car il n'y a qu'une chose vitale à construire pour la vie : la confiance en soi. Elle peut se construire tôt, parfois plus tard et surtout, il faut veiller à l'entretenir pour éviter de la perdre... Alors parents et profs, tous ensemble, au boulot !

Christine, maman de Jean-Baptiste

mardi 25 mars 2008

Le bac S sera-t-il toujours la voie royale ?

Une réforme du bac qui ne porterait que sur ses modalités d’organisation serait inutile. Elle doit au contraire être ambitieuse, penser au pré et au post-bac, tout en gardant une valeur nationale à cet examen. Cependant, à la question « A quoi sert le bac ? », il semblerait judicieux d’y ajouter « Comment y arrive t-on ? ». Et là, les avis convergent et la réponse fuse, que son enfant soit en seconde, encore au collège, ou bien seulement en maternelle : « Il faut faire S, car avec S, on peut tout faire ! ». Derrière ce tout, permettant à des matheux de tenter hypokhâgne, se cache aussi un rien, qui ne permet plus à cette filière de former les scientifiques dont la France manque cruellement. Derrière ce tout se cache un frein majeur à la valorisation, ou à la revalorisation, des autres filières du lycée général et de l’enseignement technique et professionnel, car pour beaucoup d’élèves et leurs parents, l’impossibilité d’accéder à cette voie royale fait apparaître toute autre proposition comme une orientation par défaut.

Véronique Dintroz-Gass, présidente de l'Unapel

mardi 26 février 2008

Il n’y a pas une seule façon de réussir

« Passe ton bac d’abord ! ». Le bac (général de préférence), voie royale, porte ouverte vers la réussite, une réussite évidemment universitaire ou obtenue via les grandes écoles… Les clichés ont la vie dure ! Bien sûr, la réussite d’une vie (car il s’agit bien de cela, plus que de la réussite scolaire ou professionnelle) peut passer par un lycée bien assumé et des études supérieures accomplies ouvrant la voie à des professions gratifiantes.
Mais nous avons tous rencontré des artisans ou des agriculteurs heureux et passionnés, des entrepreneurs sans diplôme étonnamment compétents, cultivés et passionnants, au dynamisme communicatif. Des gens modestes qui réussissent magnifiquement une vie familiale qui fait le bonheur de leurs enfants ; des gens obscurs qui s’investissent avec bonheur dans des associations culturelles, caritatives ou sportives et qui font des miracles.
Une orientation réussie, c’est la découverte de soi, pour que puissent être exprimées et cultivées et portées jusqu’au plus haut degrés, ses aptitudes et ses passions. Sans nier pour autant l’environnement social dans lequel elles doivent s’inscrire. Réussir, c’est peut-être aller jusqu’au bout de soi-même…
Yves George, vice-président de l'Unapel

lundi 18 février 2008

Laissons à nos enfants le droit d’échouer !

Allons-nous sans cesse parler de retard lorsqu’un enfant doit « redoubler» puisqu’à ce jour c’est la seule possibilité ! Allons nous toujours juger comme catastrophique le fait qu’un enfant ait besoin d’un peu de temps dans ses apprentissages ! Savons-nous, nous parents avec nos partenaires que doivent être les enseignants, analyser le pourquoi d’une nécessité de prendre un peu plus de temps, ou de changer de direction ?
Dans certains cas, il est évident qu’un manque de travail est à l’origine du problème, mais après en avoir tiré toutes les conclusions utiles, il faut se mettre en marche pour faire ressortir le positif de la situation. Pour l’enfant qui, quoiqu’il fasse n’a pas de réussite dans sa scolarité, est-il pour autant inapte à toute réussite ? A t-il droit au bonheur et à sa place dans notre société ? Combien d’enfants ont réussi leur vie en utilisant d’autres chemins ? Et si nous pensions « échouer » comme une formidable occasion de repartir…
Véronique Bilbault, membre du Bureau national

lundi 11 février 2008

Et si on parlait métiers avant de parler filières ?

Trop souvent, l’orientation est réduite à un jeu de piste à l’intérieur du dédale compliqué du système éducatif : éviter le cul de sac du mauvais diplôme, passer par une meilleure filière, choisir l’option qui débouche sur le bon bac… Quel est but du jeu ? On ne s’est jamais vraiment posé la question. On verra après, quand on sera enfin sorti du labyrinthe !
Inversons ce sens de l’orientation, redonnons lui du « sens », en partant des domaines professionnels, de leurs caractéristiques et de leur intérêt. Découvrons ensuite - et seulement ensuite - les différents cursus et les multiples passerelles qui permettent d’y accéder.
Le point de vue est radicalement différent. Il permettra sans doute à Cédric, « orienté » en fin de 3e, de comprendre la finalité de la filière professionnelle qui s’ouvre devant lui et de retrouver le désir de progresser. Sabine, la bonne élève, engagée presque malgré elle dans la course à l’excellence, prendra enfin le temps de s’interroger sur ses objectifs, non plus en terme d’études, mais en terme de vie professionnelle.
Danièle Grilli, Service information et conseil aux familles de l'Unapel